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L’Institut d’études européennes des Facultés universitaires Saint-Louis entend privilégier les axes de recherche suivants :
Axe 1 – Gouvernance européenne
Ce premier axe fédère les chercheurs de l’IEE-FUSL. Il comprend premièrement la dynamique lancée à l’occasion du colloque "La gouvernance européenne face aux crises : économie, énergie-climat, migrations" d’avril 2009. Cette dynamique vise à favoriser un dialogue régulier entre praticiens et chercheurs.
Le second volet de ce premier axe est l' Action de recherche concertée (ARC (Européanisation du droit, de l’action publique et des normes sociales). Il privilégie un travail de recherche fondamentale. Ce projet de quatre ans s’appuie sur les activités scientifiques de trois doctorants et deux chercheuses post-doc. Il est à l’origine d’un séminaire de recherche régulier.
Troisièmement, le volet "Gouvernance européenne" recoupe la recherche collective Outils européens et politique sociale belge (ETOS.be). Traitant de la question de l’européanisation de la politique sociale belge, ce projet de recherche entend adjoindre à la question classique du rapport entre système politique national et système politique européen la question des instruments de l’action publique et de leur impact différencié : droit européen conventionnel issu du Dialogue social, méthodes ouvertes de coordination (MOC) et instruments financiers.
Axe 2 – Constitutionnalisation de l’Union et citoyenneté européenne
Ce deuxième axe inclut tout d’abord les travaux menés sur le thème de la constitutionnalisation de l’Union européenne, c’est-à-dire les travaux liés aux débats sur la nature juridique mi-fédérale, mi-confédérale de l’Union européenne et aux évolutions qui affectent la notion de souveraineté. Ce thème se prête à une approche interdisciplinaire conjuguant droit, science politique, histoire et philosophie politique. Il s’agit deuxièmement du thème de la citoyenneté européenne, des droits de l’homme et des valeurs privilégiées par l’UE et, enfin, de l’étude des processus décisionnels, notamment de la comitologie et des agences européennes, à l’intérieur de l’UE et au sein des Etats en charge de l’exécution du droit communautaire. Ce thème retient l’attention à la fois des juristes, de politologues et de sociologues.
Axe 3 – Défense européenne et sécurité
L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne offre la possibilité d’un approfondissement de la politique européenne de défense. Dans le même temps, les enjeux de securité, entendus au sens le plus large, gagnent en importance et deviennent une préoccupation transversale de l’Union : sécurité des approvisionnements énergétiques, sécurité environnementale, contrôle des flux migratoires, lutte contre la criminalité organisée, gestion de crise, etc. Ce troisième axe prend acte de cette importance croissante. Il vise à étudier les processus politiques, juridiques et discursifs sous-tendant l’apparition et les mutations des "menaces" et "risques" inscrits à l’agenda communautaire. Cet axe rassemble les recherches ayant trait à la défense européenne et à la sécurité extérieure et à la dimension interne de la sécurité européenne.
Axe 4 – Régionalisation, interrégionalisme et politique de voisinage
La notion d’interrégionalisme offre un angle d’approche intéressant pour l’étude des relations extérieures de l’Union européenne. Elle permet d’examiner le rôle de l’Union dans la (re-) configuration de l’ordre international non pas sous l’angle d’une relation à sens unique mais comme système d’interrelations entre sous-systèmes du système mondial. Ce quatrième axe vise à saisir ces dynamiques relationnelles, à resituer l’Union dans son environnement international – proche ou lointain – et à analyser l’impact de ces dynamiques sur les structures politiques et économiques internationales. Les chercheurs actifs sur cet axe s’intéresse aux relations entre l’Union européenne et l’Asie Orientale et aux relations euro-méditerranéennes.
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